dimanche 12 juillet 2009
Tout va bien.
derniers jours ici.
Dernières fêtes.
Dernières balades.
Derniers repas partagés.
Je vous laisse en image et j'en raconte plus après le rush du dernier jour : mon avion décolle demain!
samedi 27 juin 2009
Quel drôle de chemin que celui de l'avenida Corrientes entre 9 de Julio et Callao. La nuit est tombée, il est 19 heures. En France, les vitrines se remplieraient de Père Noël, de vert, de blanc, de rouge, de doré et d'argent. Ici, non. Pas de fête. Il paraît qu'il y a la semaine des douceurs, ou quelque chose du genre, prétexte à bonbons, à sucré et à réconfort : mais de noël au coin du feu, non. Il n'empêche qu'il fait froid.
Je remonte l'avenue. Cet étrange bout de ville, vestige d'une autre époque, mais vestige encore plein de vie. Les librairies succèdent aux théâtres. Du culturel cheap où les mauvaises affiches n'attirent pas vraiment au divertissement, les librairies sont emplies de bouquins bon marchés, non triés, d'occasion, ou non, mais en réduction. Viennent ensuite les confiterias et chocolateries où les vitrines de St Valentin à l'année sont aussi écœurantes que le chocolat doit être sucré : "sos mi bombón", "Vida mia" et autres slogans sirupeux en glaçage m'accrochent le regard. Les confiterias s'emplissent à cette heure où l'on cherche le réconfort : froid nostalgique propice au chocolate caliente con churros dans un décors de ce que j'imagine être l'Argentine de la belle époque, une presque copie d'un style de capitale européenne ; c'est l'avant crises, l'avant corruption, l'avant dictature militaire, la culture flamboyante, la jouissive liberté post coloniale, l'Europe magnifiée.
Le feu rouge stoppe le flux de voitures et de bus bringuebalents, je traverse, et au milieu de la rue, cette symétrie colorée cadrée sur l'obélisque me laisse rêveuse, tu vas me manquer Argentine. J'aime me retrouver en toi. J'aime tes contradictions.
jeudi 25 juin 2009
J'ai perdu mon dictionnaire français espagnol.
Celui que j'avais acheté avant de partir, en France.
Je trouve que c'est un signe, bon, mauvais? Sans doute rien de si important.
Je voulais aussi vous montrer quelque chose.
Dans une de mes (deux) matières de la fac, intitulée Historia Urbana de Buenos Aires, je suis en train de faire une analyse du parc qui se trouve à côté de chez moi : parque centenario.
Direction el Instituto Historico de la Ciudad pour avoir accès aux plans anciens.
Avenida Cordoba
Premier étage
Une vigile m'ouvre la porte
Et dans une salle ressemblant à une petite bibliothèque je demande le Graal : la pochette des vieux plans de la ville.
J'aime vraiment me plonger dans leur observation : longer les rues que je connais aujourd'hui, m'imaginer l'ambiance de l'époque, essayer de deviner le pourquoi du comment des changements que je peux remarquer, m'extasier devant la finesse de ces dessins faits à la main, penser au temps à y passer, la minutie, m'apercevoir à quel point la ville était minuscule, au début, il y a encore peu, en comparaison à ce monstre qui est aujourd'hui la 3e ville d'Amérique derrière Mexico et Sao Paolo...
J'aime bien ces moments où je me dis que je suis à ma place dans ce que j'étudie (ils se sont faits plutôt rares ces derniers mois, mais ça va mieux).
J'ai bien aimé cette chasse aux vieux plans, alors qu'à Paris ils sont tous bien rangés dans la bibliothèque de mon école. Bientôt viendra la chasse aux vieilles photos, si j'ai le temps avant le rendu de mardi prochain!
mercredi 20 mai 2009
Entre un arrêt de bus, une balade, un repas et un début de cours, images du quotidien dans cette grande ville portègne.
mardi 28 avril 2009
Repos
Une fois, je me suis demandé dans combien d'endroits j'avais dormi dans tout Buenos Aires, entre les hôtels, mes maisons, la maison des amis, ceux qui m'accueillent pour une nuit ou plus... Et finalement il y en a pas mal. 13 maisons, appartements, hôtels... Il faudrait une photo de chaque lieu, mais je n'en ai pas pour tous.
Et puis une fois de plus, cliquer pour voir en gros.
Mon premier appartement c'est le numéro 3, et ma maison d'en ce moment est au point 13.
samedi 13 décembre 2008
Para!!
Bon on est samedi et je sais toujours pas quand je pars. Tout ça pour une sombre histoire de carte bancaire volée, envoyée, attendue, banque fermée... Lundi j'espère de tout cœur être dans le colectivo pour filer au pays des moustiques et des cascades!
En attendant je vous rassure : évidement je ferais tout mon possible pour écrire, poster, raconter le plus souvent possible ce qui m'arrive, ici, durant les mois qui viennent. Je dis ça pour les accros :) et moi la première!!
En attendant je vous mets mes habituelles petites photos d'ici. Elles montrent un peu de tous ces derniers temps : de la ville sous la pluie, orage diluvien et ciel sombre, des fêtes de fin d'année, des concerts, des expos de nos travaux à la facu et des nuits de presque pleine lune.
avenida Corrientes
Bomba del Tiempo au Konex
Clem' et Solène, mes copains français.
Exposition de la catedra Varas a la FADU
Briefing chamullo de fin d'année
Pause sur toit-terrasse
Fête de fin d'année de la catedra
Pause à la fac
lundi 8 décembre 2008
Instants volés
Derniers temps ici, la semaine prochaine je décolle, je quitte mes habitudes de vie, c'est le temps des départs, les fêtes de despedida font fureur, la chasse au coloc manquant commence : ambiance étrange. Dans une semaine toute ma vie sera dans un sac à dos et pour le moment je profite des petits instants que m'offre la ville.

Au hasard des visites, Palermo

Assise à la terrase de Doctor Mason - Araoz y Cordoba

La sombra parque du planetario
Découvrez Bénabar!
Je ne suis pas une grande fan de Bénabar, mais j'aime bien celle là, les paroles, l'ambiance, quelques petits bouts qui me mettent de bonne humeur...
lundi 24 novembre 2008
Juste parce qu'il fait beau,
on fait des balades, et des photos...
Cerca de Plaza de Mayo
Avenida 9 de Julio
Cielo : Sol y nube
Barrio chino
Estacion de Belgrano
Esperar el tren a Belgrano *2
Parque de Las Heras
Parque 3 de Febrero
Parque de Las Heras : nenooo!
Asadooooo en la casa de Breda!
mardi 18 novembre 2008
La noche de los Museos
Samedi dernier avait lieu la Noche de los Museos : 150 musées ouverts dans toute la ville, entrée gratuite, des concerts, spectacles, projections, trucs culturels un peu partout. 500 000 personnes dans les rues, quelque chose comme ça.
J'ai suivi les amies argentines d'une amie espagnole, et j'ai bien fait. Elles avaient repérées des trucs à voir, ont embauché un de leur copain qui posséde une voiture, et on a été d'un point à l'autre jusqu'à l'extinction des feux à las 2 de la madrugada.
D'un spectacle de tango dans le Microcentro, à la visite du centre culturel de Recoleta plaza Francia, en passant par la projection de Metropolis à Puerto Madero, un choripan autour du brasero d'une parillita le long de la réserve écologique de la costana sur, la visite de la Manzana del Luz (y su iglesia San Ignazio), les projections sous le grand volume en porte-à-faux moderniste du bâtiment de la bibliothèque nationale, et l'église accolée au cimetière de Recoleta, la soirée fut riche en lieux, ambiances et rencontres. Tout ça s'est terminé dans l'appart d'un collègue, d'une copine, de la copine de ma copine où avait lieu un anniversaire : soirée entre argentins. C'était chouette de sortir du cercle des fêtes avec plus d'étrangers que de locaux!
Sans compter que depuis plusieurs jours, la chaleur était de plus en plus étouffante dans la ville, l'orage avait fini par éclaté la nuit précédente. La nuit de samedi était donc étrangemment frileuse, et tout le monde s'est fait surpendre. Ce courant de froid qui englobait la foule donnait une ambiance particulière à la ville qui depuis deux semaines n'étaient que chaleur.
Et puis, rien à voir, mais allez faire un tour sur Mon Beau Sapin, parce qu'on aime bien Pénélope et parce que faut avouer que c'est quand même une sacrée bonne idée!
vendredi 14 novembre 2008
En terre divine
Ces jours-ci, je suis plutôt d'humeur à rester dans mon lit, la fenêtre ouverte, à cuver mon rhume et à profiter du fond d'air (très) chaud qui flotte sur la ville en lisant des livres qui rendent tristes. Alors à part un porte-feuille volé, rien de bien neuf à l'horizon.
Je fouille donc mes fonds de tiroirs pour vous montrer ma super sortie du week end dernier :
C'est du grand, c'est du lourd, vous allez en prendre plein les mirettes je vous préviens!!!
Tout à commencer dans mes premiers jours ici, le nez dans les guides touristiques je tombe sur un petit encadré :
"Un parc d'un nouveau genre, croyants zélés et amateurs de kitsch ne manqueront pas le premier parc religieux du monde. Reprenant vaguement le plan de Jérusalem, cette attraction originale (la vie m'a appris à me méfier comme de la peste du terme "original"!) retrace les scènes principales de l'Ancien et surtout du Nouveau testament, de la création à la résurrection du Christ (toutes les demi-heure)."
Vous vous imaginez bien que je ne pouvais passer à côté d'une chose pareil, ni une ni deux je m'y suis rendu, entre français, évidemment, pour un après-midi cagnard et spirituel. Un très grand moment.
Au final, il faut avouer que ces argentins sont vraiment complètement timbré. Je me disais bien que le soleil tapait fort ici. Ce parc est une reproduction carton pate moche d'une ville qui n'a jamais existée, avec des reproductions de scènes improblables, un pape JP II sous verre, un faux Gandhi, une fausse mère Thérésa, un Christ de 10m de haut qui sort d'un rocher en papier mâché sous un Alléluia pathétique en tournat de l'oeil, de la tête, des mains, et puis même on peut allez dans des grottes pour voir des mini spectacle aux mécanismes vacillants et aux odeurs de fond de cave de papi humides et mal ventilées. Bref c'est quelque chose.
J'ai bien rigolé.
Ce que j'ai préféré c'est quand même le petit gas argentin qui nous a regardé avec des yeux immenses quand on lui a dit qu'on était française avec ma copine Manu, peut-être qu'il a cru à une apparition en ces lieux divins. Après il posait des questions chouquettes : j'étais déçue que le spectacle commence. Quoi que la création du monde c'est quand même quelque chose!
Après ça, je vous rassure, on a été boire des bières sur la terrasse d'une amie parce que, bon, fallait se remettre de nos émotions. Je ferais pas ça tous les week end!










































































