Ceibo

Un blog etudiant a Buenos Aires

samedi 25 juillet 2009

Quel hasard, mon 100e post sur ce blog est celui qui annonce mon retour en terre maternelle.
Jeudi 22 juillet 2009, j'ai donc atterri en France.
J'ai eu droit à la vue sur le trio tour Eiffel, Sacré Coeur, tour Montparnasse de mon hublot.
J'ai refait mes premiers pas dans Paris en parlant très fort (parce que j'ai oublié ce que c'est de parler en français dans une ville où tout le monde le comprend), un pique-nique familial dans le parc de Bercy et je suis bien vite rentrée au bord de ma Loire.

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Je ne sais pas encore bien ce que je vais faire de ce blog, mais j'ai pas encore envie qu'il s'arrête. J'ai encore des choses à dire sur l'Argentine, sur les voyages que j'ai fait en décembre/janvier, que je n'avais pas bien pris le temps de raconter. Je vais donc revenir par là régulièrement je pense, parler de choses et d'autres. Et de la France aussi peut être. On verra bien.

En attendant mon retour est vraiment tranquille : je n'ai pas vraiment l'impression d'être partie, mais plutôt de revenir de deux semaines de vacances. Pourtant il reste des traces : les tonnes de photos qui vont faire exploser mon disque dur, les messages des amis maintenant éloignés, les mots qui sortent parfois plus facilement en espagnol... Je reprends doucement contact avec les choses.

En attendant le prochain changement de bannière, je vous dis à bientôt.

(J'ai appris que certains ne savaient pas comment faire pour poster des commentaires : il faut juste cliquer sur commentaires, là, en dessous, c'est bon? :D)

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lundi 20 juillet 2009

Buenos Aires Ezeiza - New York JFK - Buffalo

Voilà comment j'ai passé mon 14 juillet : traverser les frontières vues du ciel, les océans, les nuages, passée de l'hiver à l'été.

J'ai survolé de nuit ma capitale adoptive pour la deuxième et dernière fois avant un moment. J'ai perdu l'échelle entre les vides noirs obscurs et les pleins pointillés de lumières brillantes, j'y ai perdu mes repères. J'ai été émue aux larmes de ce départ et de cette vue.

J'ai observé les détails de la grande pomme, de sa côte, de son Manhattan là-bas, au loin, de ce soleil éblouissant à 7h du matin.

J'ai survolé l'état de NY pour quasiment arrivé à la frontière du Canada, dans la région des grands lacs, vers Buffalo.

Et je suis arrivée le 14 juillet dans l'après-midi dans un village américain, au bord d'un lac, sous un soleil éblouissant, dans une jolie maison bleue en bois.

Je suis à Chautauqua, un village institution, où l'entrée est payante et où l'on vient passer ses vacances d'été pour profiter de la programmation du lieu : concerts, lectures, conférences, activités culturelles en tous genre, on ne s'ennuie pas à Chautauqua.

Et puis si votre emploi du temps est vide de 15h à 17h, avant le dîner (oui oui on dîne à 17h30 : après les 23h/00h argentin, je m'adapte comme je peux) vous pouvez toujours allez vous baigner dans le lac où aller manger une glace sur la place du village.

La vie est dure!

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C'est mon premier séjour aux Etats-Unis. Je découvre la cuisine emballée qui fait envie (et l'art de l'empaquetage vendeur), les boîtes aux lettres à drapeaux, les différents accents, les grosses voitures, les petites villes désertées le dimanche, les marchés amish et les drapeaux américains à l'entrée d'une maison sur trois,

et puis toutes les choses qui ne se font pas : les bisous allongés dans les parcs, l'alcool dans la rue ou pour les moins de 21 ans... Heureusement je suis rebelle, avec mon guide on crie des vilaineries en espagnol dans la rue en cachant des bouteilles de vin argentin dans nos sacs avant d'aller à un concert de l'orchestre de Chautauqua suivi d'une réception chez la grand-mère. C'est important de résister.

C'est mon premier séjour aux EU donc. Mais qu'est ce que je fais ici? Je dirai juste que les compagnies aériennes se remplissent les poches avec les amoureux. Et c'est beaucoup plus drôle comme ça.

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dimanche 12 juillet 2009

Tout va bien.
derniers jours ici.
Dernières fêtes.
Dernières balades.
Derniers repas partagés.

Je vous laisse en image et j'en raconte plus après le rush du dernier jour : mon avion décolle demain!

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jeudi 2 juillet 2009

Pas grand chose à venir poster ici,
la grippe m'assaille en cette avant dernière semaine en terre argentine,
je reste enfermée chez moi,
porcina, porcina, porcina
je redeviens accro à facebook
et j'attends que la fièvre passe.

Au moins j'ai pu finir mon dossier sur le parque centenario à peut près comme je voulais.
Je n'ai pas été chercher les photos aux archives,
mais j'ai trouver ça sur internet.

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puente_nicolas_avellaneda

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cargamento_carne

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Photos datant de 1910, année du centenaire de l'indépendance du pays
(je disais à des argentines que le 14 juillet était le jour de la fête nationale française et elles m'ont dit : "ah ok, c'est le jour de l'indépendance!" ^^)
année de festivité dans cette grande ville portuaire en pleine expansion
c'est la période où le pays commence son incroyable travail d'exportation de viande (encore très très puissant aujourd'hui) et reçoit en nombre des immigrants italiens et espagnols.
également année de construction de mon parc chéri et voisin, dont le projet a été fait par un français expatrié Carlos Thays, qui a réalisé quasiment tous les parcs importants de Buenos Aires mais aussi d'Argentine : un sacré bosseur!!

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samedi 27 juin 2009

Quel drôle de chemin que celui de l'avenida Corrientes entre 9 de Julio et Callao. La nuit est tombée, il est 19 heures. En France, les vitrines se remplieraient de Père Noël, de vert, de blanc, de rouge, de doré et d'argent. Ici, non. Pas de fête. Il paraît qu'il y a la semaine des douceurs, ou quelque chose du genre, prétexte à bonbons, à sucré et à réconfort : mais de noël au coin du feu, non. Il n'empêche qu'il fait froid.

Je remonte l'avenue. Cet étrange bout de ville, vestige d'une autre époque, mais vestige encore plein de vie. Les librairies succèdent aux théâtres. Du culturel cheap où les mauvaises affiches n'attirent pas vraiment au divertissement, les librairies sont emplies de bouquins bon marchés, non triés, d'occasion, ou non, mais en réduction. Viennent ensuite les confiterias et chocolateries où les vitrines de St Valentin à l'année sont aussi écœurantes que le chocolat doit être sucré : "sos mi bombón", "Vida mia" et autres slogans sirupeux en glaçage m'accrochent le regard. Les confiterias s'emplissent à cette heure où l'on cherche le réconfort : froid nostalgique propice au chocolate caliente con churros dans un décors de ce que j'imagine être l'Argentine de la belle époque, une presque copie d'un style de capitale européenne ; c'est l'avant crises, l'avant corruption, l'avant dictature militaire, la culture flamboyante, la jouissive liberté post coloniale, l'Europe magnifiée.

Le feu rouge stoppe le flux de voitures et de bus bringuebalents, je traverse, et au milieu de la rue, cette symétrie colorée cadrée sur l'obélisque me laisse rêveuse, tu vas me manquer Argentine. J'aime me retrouver en toi. J'aime tes contradictions.

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jeudi 25 juin 2009

J'ai perdu mon dictionnaire français espagnol.
Celui que j'avais acheté avant de partir, en France.
Je trouve que c'est un signe, bon, mauvais? Sans doute rien de si important.

Je voulais aussi vous montrer quelque chose.

Dans une de mes (deux) matières de la fac, intitulée Historia Urbana de Buenos Aires, je suis en train de faire une analyse du parc qui se trouve à côté de chez moi : parque centenario.
Direction el Instituto Historico de la Ciudad pour avoir accès aux plans anciens.
Avenida Cordoba
Premier étage
Une vigile m'ouvre la porte
Et dans une salle ressemblant à une petite bibliothèque je demande le Graal : la pochette des vieux plans de la ville.

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J'aime vraiment me plonger dans leur observation : longer les rues que je connais aujourd'hui, m'imaginer l'ambiance de l'époque, essayer de deviner le pourquoi du comment des changements que je peux remarquer, m'extasier devant la finesse de ces dessins faits à la main, penser au temps à y passer, la minutie, m'apercevoir à quel point la ville était minuscule, au début, il y a encore peu, en comparaison à ce monstre qui est aujourd'hui la 3e ville d'Amérique derrière Mexico et Sao Paolo...

J'aime bien ces moments où je me dis que je suis à ma place dans ce que j'étudie (ils se sont faits plutôt rares ces derniers mois, mais ça va mieux).

J'ai bien aimé cette chasse aux vieux plans, alors qu'à Paris ils sont tous bien rangés dans la bibliothèque de mon école. Bientôt viendra la chasse aux vieilles photos, si j'ai le temps avant le rendu de mardi prochain!

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dimanche 21 juin 2009

Du bonheur en barre
De la vidéo qui met la patate

Danse!

 


Irene Cara - Fame
Cargado por djoik. - Ver los videos de música recién destacados.

Pas grand chose à voir avec l'Argentine, non. Mais ce type de vidéo me fait toujours un bien fou! Et je crois que mon cours de danse deux fois par semaines n'y ai pas pour rien dans mon plaisir à voir les films dansant. Et puis, en France, aujourd'hui, c'est la fête de la musique : investissez tous vos rues, places, stade de football (ou le lieu collectif par excellence en Argentine ex-æquo avec la place du coin), sortez les tambours, trompettes, guitares et faites du public votre chez vous pour une soirée!

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vendredi 19 juin 2009

Je lis.
Un peu, des fois, suivant les humeurs, les lieux, les achats et les conseils. Surtout les conseils.
En la matière, au delà du cocon familial qui s'apparente encore à mon éducation de jeune fille (femme? - olalala), j'ai mes deux conseillères préférées (j'en parlais déjà ici), je leur voue une confiance aveugle quant aux choix de mes lectures, je n'ai  jamais été déçue!

Dernièrement, j'ai reçu, dans un petit paquet glissé sous ma porte par le facteur :

Nord Perdu, de Nancy Huston,

Venu directement des conseils de mamareine, une de ces conseillères. Il se devait d'être lu avant mon retour.

J'ai commencé, et j'avance à petit pas parce qu'il est assez fort pour moi (le temps de posté le message et je l'ai terminé). J'ai parfois l'impression que l'auteure a pris mes pensées, mes sensations et les écrit avec les mots les plus justes.

Il y a des passage, comme celui qui suit, qui m'ont profondément touché.

"Ça y est, vous commencez à perdre le nord.

Car même si, avec le passage des années, les communications s'étaient espacées, vos amis et parents de là-bas étaient toujours présents dans votre esprit comme les témoins imaginaires de votre vie d'ici. C'est à eux que, année après année, vous racontiez et expliquiez tout ce que vous faisiez. Dans votre tête, ils s'étonnaient, commentaient, posaient des questions et admiraient vos réponses... Ils épousaient votre regard et votre point de vue, s'émerveillant sans cesse de l'aisance avec laquelle vous évoluiez dans ce monde étranger. (Oui : de façon paradoxale, tout en s'affranchissant plus radicalement de sa famille que ceux qui demeurent sur place, l'expatrié leur reste souvent inféodé sur le plan imaginaire. Il leur soumet ses choix, sollicite leur approbation, compte sur leur soutien.)

Mais la réalité - dure, comme les réactions ont tendance à l'être -, c'est que vous êtes pour ainsi dire absent de là-bas. Vos ex-proches ne perdent pas leur temps à vous imaginer dans votre nouvelle vie, quelle idée! Ils n'imaginent rien du tout. Ils ne connaissent pas, donc ils s'en moquent. Ils ont d'autres chats à fouetter. Si vous figurez encore dans leur horizon mental c'est, sauf exception, de façon sporadique, éphémère, en pointillé. L'exception, quand vous avez de la chance, ce sont vos parents : il est rare qu'ils vous oublient tout à fait, ou que vous leur deveniez à cent pour cent indifférent ; votre place dans leur cœur, bien que vague, est garantie et grande ; elle ne peut être ni usurpée, ni abolie. Mais la règle c'est quand même cette terrible et naturelle propension du vide à se remplir. Vous n'avez pas laissé, en partant, de trou béant. L'existence des autres, là-bas, est pleine comme un œuf.

Eh oui. C'est comme ça. personne n'est impressionné par ce que vous faites. Depuis toutes ces années, persuadé d'épater une galerie lointaine, vous vous livrez à vos acrobaties devant une salle déserte.

Ça y est. Brusquement, irréversiblement, votre témoin intérieur s'évanouit.

Vous êtes seul."

Désorientation
page 28

Bon, j'ai bien conscience que cet extrait est un peu pathétique. Mais il expliquerait presque le pourquoi du comment de ce blog. Et puis oui, je vous parle dans ma tête, beaucoup, un peu tout le temps. Un peu à tour de rôle. Un peu tous en même temps. Et pour cela, j'aime beaucoup, énormément vos petits mots ici, même quand moi je ne suis pas vraiment bavarde.

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mercredi 17 juin 2009

Cordoba donc.
Ville à 10h de car : presque rien. Au milieu de sa Sierra, ses petites montagnes où je ne suis pas allée, finalement.
Cordoba.

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C'est toujours un peu perturbant de sortir de la grande Buenos Aires et de se retrouver dans en endroit où tout paraît plus petit, moins cher, plus proche, où la onda des gens est plus agréables, l'accent différent.
La ville m'a un peu fait pensé à Toulouse avec son canal, ses briques roses, son centre historique charmant.

J'ai bien profité de la maison adorable de ma copine Alice pour dormir tout mon soûl, tricoter, cuisiner... J'ai bien profiter du week end à rallonge pour sortir un peu : bars, feria artisanale, variete (soirée cirque cabaret dans un petit centre culturel), petit restau et soirée electro gay jusqu'à l'aube. C'est bien de varier les genres.

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J'ai aussi vu le film : XXY

J'avais été très marquée par la bande annonce lors de sa sortie en salle en France en 2007. C'était la première fois que j'entendais parler des personnes hermaphrodites. Je ne savais encore rien de l'Argentine et je n'avais absolument aucune attirance pour ce pays. C'est ce week end que j'ai appris que ce film était argentin, et assez important dans la culture cinématographique d'ici.

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Au delà du thème qui m'a beaucoup marqué, qui est assez perturbant, tout le film est tourné en Uruguay, sur la côte maritime (et non fluviale). Les paysages sont splendides et m'ont donné une terrible envie d'aller passer quelques mois dans uen maison fouettée par le vent marin (oui j'ai des rêves un peu éloignées de mon rythme d evie). Et puis c'est toujours un plaisir d'entendre au cinéma l'accent argentin (je ne me suis pas pour autant passé des sous titres en espagnol...), ils parlent vite ces zigotos.

Un film que je vous conseille donc, grandement.

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mercredi 10 juin 2009

Il y a TELLEMENT de choses dont je voudrais vous dire sur Buenos Aires.

Je me disais ça dans le bus tout à l'heure en allant à la fac. Ce fameux trajet d'une heure entrelaçant rues, avenues, lumières, regards. Je m'assois et je regarde par la fenêtre, la nuit.

Il y a 9 mois je me disais la même chose : je voudrais tout raconter : je voudrais que vous veniez tous pour voir ce fourmillement, toutes ces choses que je vois, il y en a trop, je ne peux pas tout garder pour moi. Heureusement j'ai un an pour tout dire.

Et 9 mois plus tard ça me reprend. Je me dis, dans ma tête, en regardant par la fenêtre du bus : "Bon Dieu, Dios mios, mais dans mon blog, je n'ai pas dis ça. Sans dire ça c'est presque mentir que de vouloir parler de l'Argentine, de Buenos Aires sans mentionner, ÇA, cette chose tellement importante, cette ambiance là, ce détail en question, cet évènement de l'histoire, du présent!". Et puis maintenant une fois devant l'écran je l'ai oublié cette chose.

Presque ça fourmille dans ma tête de tous ces souvenirs, ces 10 mois ici. Presque maintenant je comprends mieux ce pays, et puis cette langue, JE LA COMPRENDS! Vous savez celle là que je ne déchiffrais pas un mot. Celle là je comprends presque tout, et je fais des blagues et, et, et...

Vous devriez l'entendre cette accent argentin, comme il chante, comme il s'envole dans les chhhhh, comme il utilise des mots, des expressions, vous devriez savoir comme cet accent porteños m'est tellement cher, comme l'espagnol d'Espagne me semble vicieux et sifflant comme un serpent : corazón... Je veux le garder, mais je sais qu'il va s'effilocher en moins de deux ; une fois en France. Que les mots vont se perdre dans le néant. Tous ces mots, ce vocabulaire qui me permet de vivre ici, tout ça s'envole vite. Le français, ma langue, ce que je suis, reprendra le dessus, comme mes habitudes.

De mon côté, en attendant, je regarde les gens marcher dans la rue.

Et je suis allée à la Catedral ce soir : cette milonga, un peu touristique, bobo, mais tellement charmante et valeureuse avec son ambiance intemporelle. J'ai essayé de me laisser guider par un argentin qui veut bien essayer de m'aider à faire quelques pas en tango. C'est pas gagné. Mais c'est doux le tango. C'est beau. Vous devriez voir tous ces couples danser, comme ils sont tous différents, comme ils racontent tous une histoire.

Et puis j'aimerai vous montrer Buenos Aires. Tout ce qui m'est entré dans la tête en presqu'un an :
les cafés con leche con medialunas,
les gens qui font la queue à l'arrêt de bus,
les cheveux des filles, tellement longs,
le coucher de soleil sur l'aeroparque, rouge rose flamboyant,
le Rio marron qui se cache,
les tours qui poussent comme des champignons,
les colectivos qui sifflent grincent crissent,
les avenues au milieu de la nuit,
les rues pavés,
les parques qui s'emplissent le week end,
la folie des ferias,
le goût du mate,
les mots doux bas sirupeux dégueulasses des hommes dans n'importe quelle rue à n'importe quel âge à n'importe quelle heure,
la propagande politique et colorée dans ma fac,
la tristesses des gens, parfois,
le plaisir de les voir danser, oublié passé la nuit entière sans dormir.

et puis les lieux culturels, les restaurants, les bars, les histoires, les souvenirs, les rencontres, les voyages...

Je veux rentrer, chez moi, mais je ne veux pas oublier tout ça. Je veux que chaque odeur reste, chaque pensée formulée s'installe. Je veux revivre des années comme ça, ici, ailleurs, sans fin.
Je veux rentrer chez moi.
Je veux revenir. Je veux garder ce lien, à cette ville, à cette langue, à ces gens que je comprends mieux.

J'espère que vous avez écouté Juana Molina dans ma note précédente, parce que sinon je sais pas comment vous le dire.

Et ce weekend je vais à Cordoba chez ma copine Alice qu'elle est trop bien, parce que ce cher Général Belgrano il est mort il y a quelques années, un 20 juin, alors on a un lundi férié, le 15.

Posté par Laee à 08:59 - La vie à Buenos Aires - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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