mardi 30 septembre 2008

Oh le quotidien oh!

Encore une note en vrac d'impressions de la semaine : concert.balades.sorties.boulot.lectures.musique

D'abord le rendu.exposition.d.images de jeudi s'est plutôt bien passé. C'était pas évident parce que c'était plus ou moins la première fois qu'on était confronté aux travails des argentins, et on s'en est pas trop mal sorties.

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Alors pour fêter ça, enfin c'est une excuse car on l'aurait fêter de toutes façons, on a été au concert de Yelle, la petite français de la musique boumboum fluokid à tendance techtonik, dans une boliche assez réputée : Niceto Club et qui n'est pas mal (même si le son est trop fort comme à peu près partout ici). C'est un peu chauvin tout ça, mais en fait c'était bienbien. Elle a vraiment la pêche cette fille. Et puis pas tant de français que ça dans la salle, donc bien quoi. Ca défoule ce genre de concert.

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D'ailleurs c'est intéressant de remarquer cette tendance au chauvinisme qu'on a quand on se retrouve à l'étranger. Par exemple, ici, la plupart de mes amis sont français. C'est beaucoup plus simple : on est tout de suite plus facilement sur la même longueur d'onde, on se comprend mieux et surtout on a des sujets de discussion commun : la "vie d'expat" et la France. C'est comme inévitable, parce-que même si on ne le voulait pas, on nous le rappelle sans cesse, rien que parce-que dès qu'on ouvre la bouche on nous demande d'où on vient.

Du coup il y a vraiment des bulles d'étrangers qui se forment, des communautés d'expatriés. Une amie (française) m'a raconté qu'elle s'était retrouvé en soirée avec une bande de jeunes français qui avaient déplacés leur groupe de Paris à Buenos Aires : les mêmes personnes, les mêmes sorties, la même ambiance, dans une autre ville. Je trouve ça assez étonnant.

Et puis évidemment il a les histoires qu'on se raconte : tout le monde connaît quelqu'un a qui il est arrivé une histoire morbide. Entre le viol de la touriste anglaise dans son taxi, le copain qui se fait cambriolé, l'arme sur la tempe pour un billet, le mec qui s eretrouve à poil parce qu'il avait rien à donner à ses agresseurs... Que voulez-vous, c'est le Tiers Monde ici, et ça c'est pas que les français qui le disent, paraîtrait même qu'une crise sociale approche. Et pourtant, pour nous, c'est la même vie qu'en France. On vit dans des quartiers où les fringues coûtent les yeux de la tête, où il y a des restau tous les 10m, on va en soirée dépenser des fortunes en alcool tous les weekend, et pourtant dans le quartier d'à côté on sait que les gosses ne vont même pas jusqu'au collège.
Mais je ne juge pas, je rapporte, j'essaie de comprendre ce qu'il se passe parce qu'évidemment c'est très complexe. J'ai juste été complétement abasourdie la première fois que l'on m'a parlé de Tiers Monde pour ce pays. Je m'imaginais l'Afrique, l'Inde, l'absence de soins et d'eau potable, de nourriture, des bâtiments en ruine. Je n'avais pas conscience que ça pouvait être beaucoup plus insidieux. Bref, pour le moment je ne sais rien, je récolte des informations. J'écoute ce que l'on me raconte : français, argentins, états-uniens... Et c'est vraiment riche.

Bon et sinon des photos nouvelles dans graffitis, sorties en intérieurs, et puis sur Facebook aussi, si vous en voulez encore plus, j'y mets plus de têtes.

On m'a dit qu'il y avait des billets Air France Paris-Buenos Aires-Paris à 500 euros en ce moment. C'est les bienfaits du hors-saison. Si le coeur vous en dit (je sais bien qu'il n'y a pas que le coeur) : vous êtes les bienvenus.

à 17h47

Posté par Laee à 22:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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