dimanche 12 juillet 2009
Tout va bien.
derniers jours ici.
Dernières fêtes.
Dernières balades.
Derniers repas partagés.
Je vous laisse en image et j'en raconte plus après le rush du dernier jour : mon avion décolle demain!
jeudi 2 juillet 2009
Pas grand chose à venir poster ici,
la grippe m'assaille en cette avant dernière semaine en terre argentine,
je reste enfermée chez moi,
porcina, porcina, porcina
je redeviens accro à facebook
et j'attends que la fièvre passe.
Au moins j'ai pu finir mon dossier sur le parque centenario à peut près comme je voulais.
Je n'ai pas été chercher les photos aux archives,
mais j'ai trouver ça sur internet.
Photos datant de 1910, année du centenaire de l'indépendance du pays
(je disais à des argentines que le 14 juillet était le jour de la fête nationale française et elles m'ont dit : "ah ok, c'est le jour de l'indépendance!" ^^)
année de festivité dans cette grande ville portuaire en pleine expansion
c'est la période où le pays commence son incroyable travail d'exportation de viande (encore très très puissant aujourd'hui) et reçoit en nombre des immigrants italiens et espagnols.
également année de construction de mon parc chéri et voisin, dont le projet a été fait par un français expatrié Carlos Thays, qui a réalisé quasiment tous les parcs importants de Buenos Aires mais aussi d'Argentine : un sacré bosseur!!
samedi 27 juin 2009
Quel drôle de chemin que celui de l'avenida Corrientes entre 9 de Julio et Callao. La nuit est tombée, il est 19 heures. En France, les vitrines se remplieraient de Père Noël, de vert, de blanc, de rouge, de doré et d'argent. Ici, non. Pas de fête. Il paraît qu'il y a la semaine des douceurs, ou quelque chose du genre, prétexte à bonbons, à sucré et à réconfort : mais de noël au coin du feu, non. Il n'empêche qu'il fait froid.
Je remonte l'avenue. Cet étrange bout de ville, vestige d'une autre époque, mais vestige encore plein de vie. Les librairies succèdent aux théâtres. Du culturel cheap où les mauvaises affiches n'attirent pas vraiment au divertissement, les librairies sont emplies de bouquins bon marchés, non triés, d'occasion, ou non, mais en réduction. Viennent ensuite les confiterias et chocolateries où les vitrines de St Valentin à l'année sont aussi écœurantes que le chocolat doit être sucré : "sos mi bombón", "Vida mia" et autres slogans sirupeux en glaçage m'accrochent le regard. Les confiterias s'emplissent à cette heure où l'on cherche le réconfort : froid nostalgique propice au chocolate caliente con churros dans un décors de ce que j'imagine être l'Argentine de la belle époque, une presque copie d'un style de capitale européenne ; c'est l'avant crises, l'avant corruption, l'avant dictature militaire, la culture flamboyante, la jouissive liberté post coloniale, l'Europe magnifiée.
Le feu rouge stoppe le flux de voitures et de bus bringuebalents, je traverse, et au milieu de la rue, cette symétrie colorée cadrée sur l'obélisque me laisse rêveuse, tu vas me manquer Argentine. J'aime me retrouver en toi. J'aime tes contradictions.
jeudi 25 juin 2009
J'ai perdu mon dictionnaire français espagnol.
Celui que j'avais acheté avant de partir, en France.
Je trouve que c'est un signe, bon, mauvais? Sans doute rien de si important.
Je voulais aussi vous montrer quelque chose.
Dans une de mes (deux) matières de la fac, intitulée Historia Urbana de Buenos Aires, je suis en train de faire une analyse du parc qui se trouve à côté de chez moi : parque centenario.
Direction el Instituto Historico de la Ciudad pour avoir accès aux plans anciens.
Avenida Cordoba
Premier étage
Une vigile m'ouvre la porte
Et dans une salle ressemblant à une petite bibliothèque je demande le Graal : la pochette des vieux plans de la ville.
J'aime vraiment me plonger dans leur observation : longer les rues que je connais aujourd'hui, m'imaginer l'ambiance de l'époque, essayer de deviner le pourquoi du comment des changements que je peux remarquer, m'extasier devant la finesse de ces dessins faits à la main, penser au temps à y passer, la minutie, m'apercevoir à quel point la ville était minuscule, au début, il y a encore peu, en comparaison à ce monstre qui est aujourd'hui la 3e ville d'Amérique derrière Mexico et Sao Paolo...
J'aime bien ces moments où je me dis que je suis à ma place dans ce que j'étudie (ils se sont faits plutôt rares ces derniers mois, mais ça va mieux).
J'ai bien aimé cette chasse aux vieux plans, alors qu'à Paris ils sont tous bien rangés dans la bibliothèque de mon école. Bientôt viendra la chasse aux vieilles photos, si j'ai le temps avant le rendu de mardi prochain!





















