samedi 15 novembre 2008

Parce que les autres en parlent bien aussi

Bon je crois que je vais me permettre de faire un plaggia total, sans demande à l'auteur, mais parce que c'est mots là m'ont bien fait sourire et parce que c'est tout à fait ce que je ressends ici :

Pour poursuivre sur la folie des colectivos et autre transports en commun de cette ville de locos : très critique, mais complètement juste il faut bien l'avouer :

"Colectivos : présentation des acteurs - scène 1 

Les monstres

Le collectivos (bus) : Il est court, bas, bruyant, ancien et polluant. Si on devait le comparer à un être humain ce serait un vieux bonhomme trapu, pétomane et gros fumeur. Ses suspensions sont étudiées pour augmenter l’effet produit par le moindre trou sur la route et détruire les vertèbres des passagers qui ont le malheur de circuler debout. Dans leur grande majorité, les barres qui permettent à d’éviter la chute à chaque accélération, freinage ou trou sont positionnées si basse qu’un individu un peu grand (+ 1m85) se cogne violemment la tête dessus à chaque soubresaut. Il faut enfin signaler sa capacité magique de ne jamais passer quand vous devez le prendre. Par exemple, 3 lignes passent par chez vous. Vous désirez prendre l’une d’entre elles. Vous pouvez être certain de voir passer des bus des toutes les lignes sauf la vôtre et quand le votre arrive, soit il ne s’arrête pas, soit il est archiplein, soit il en arrive 3 ou 4 à la fois.

Chauffeur de collectivo

Le chauffeur : il est probable qu’il a des excuses, que son enfance a été difficile, que ses parents l’ont abandonné, qu’il a été enlevé par des extraterrestres et je ne sais quoi encore. Toujours est-il qu’il est devenu un adulte sadique au comportement extrêmement agressif et dangereux pour la communauté. Il est d’ailleurs probable qu’il sort soit de prison, soit d’asile psychiatrique et qu’il a trouvé ce travail dans le cadre de sa réinsertion. Son objectif principal est de respecter coûte que coute son horaire, sinon un autre sadique lui donne une amende pour retard. Résultat de cette aberration, le conducteur ne respecte ni le code de la route, ni ses passagers. Le principe de conduite est le suivant, s’arrêter le temps minimum pour laisser monter ou descendre les passagers. Vous êtes dans le bus, vous voulez descendre, Che...vous commencez par demander l’arrêt, les portes s’ouvrent alors que le bus roule encore, le chauffeur pile, vous sautez du bus et le chauffeur écrase le champignon pour reprendre sa route diabolique. Il lui arrive cependant de retrouver un semblant d’humanité quand un homme ou une femme monte avec un enfant. Il pousse alors un cri guttural :”asiento por favor” (un siège s’il vous plaît) et face à cet ordre un pauvre hère se lève pour laisser la place au nouveau passager et l’enfant (politesse ou peur, toute la question est là).

Une rue

La route : Conçue pour une raison que j’ignore en dépits de la moindre règle, même la plus basique, du génie civil, elle est un piège permanent. Les trous y sont plus nombreux que les boutons d’acnés sur le visage d’un adolescent, les dos d’ânes sont suivant l’endroit où l’on passe avachis ou extrêmement hauts, ils existent à quasi tout les carrefour des passage d’eau en ciment, transformant la route en de sympathique montagnes russes, pas besoin d’aller à la foire pour découvrir le bonheur des manèges qui font peur. Elle a aussi une grande capacité à former sur son bitume d’immenses flaques qui rendent sa traversée pour un piéton dangereuse, ajoutant un obstacle supplémentaire au péril de la route sèche, mais aussi offre une occasion au chauffeur développer un peu plus ses tendances sadiques en arrosant les futurs passagers en plantant les roues de son carrosse dans les flaques les plus profondes.

Killing look and pay machine

La machine à billet : Sauf à de rare occasion il est impossible d’acheter son billet avant de monter dans le bus, de plus ce n’est pas le conducteur qui vend les billets. Une fois grimper dans le bus et avoir failli tombé en s’étant pris les 10g de l’accélération de l’engin, on se retrouve face à la machine à billet. Il en existe de nombreuses sortes, mais elles distribuent toutes d’ignobles petits billets sur un papier thermique super fin à l’odeur épouvantable. Mais le réel problème c’est qu’elle ne fonctionne qu’avec des pièces. Quand on sait que les pièces sont tellement rare en Argentine que les commerçant vous offrent parfois des bonbons pour éviter de vous donner des pièces on comprend l’absurdité du système. De plus, quand vous êtes 15 à monter dans le bus en même temps, vous vous retrouvez compressé dans le petit espace entre le distributeur et la porte, porte que le chauffeur vous fermera avec rage, quitte à vous couper en deux, afin de ne pas perdre la moindre minute. La machine étant souvent réticente à prendre votre monnaie, vous prenez le risque de vous faire insulté par les pauvres passagers pris au piège diabolique que nous pourrions nommer le piège de la porte et de la machine."

CopierColler sans gêne du blog :
Regards sur Bs As

Et puis, allez voir cette note là qu'elle est bien sur ce blog là. Ca se passe à Mendoza, mais les montagnes en moins, les légumes en plus, les mots résonnent tout aussi bien ici.

Posté par Laee à 04:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Parce que les autres en parlent bien aussi

    heheh

    faudra que je le finisse un jour ce texte

    sinon tu as bien fait.

    Posté par Dul, samedi 15 novembre 2008 à 15:11 | | Répondre
  • Content de voir que les expériences nouvelles en matière de transport en commun ne sont pas le privilège de Mendoza. Merci pour l'ajout, aussi. Chaauuuu

    Posté par Tisto, lundi 17 novembre 2008 à 04:10 | | Répondre
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